Il est évident qu’un footing est plus agréable dans un cadre arboré que sur un tapis à la salle de gym. Mais des études récentes montrent que l’entraînement dans un environnement serein est aussi meilleur pour la santé.

Dans le cadre d’une expérience, des scientifiques de Stanford ont lâché un groupe dans la ville et un autre dans la forêt pour une marche de 1 heure 30. Les résultats montrent que s’activer au cœur de la nature fait barrière aux cycles de pensée négative – ou « rumination ». Les IRM réalisées sur les cerveaux du groupe parti en nature révèlent une réduction de l’activité cérébrale liée aux maladies mentales, contrairement à ceux lâchés en ville.

« Dans l’histoire de l’évolution, l’adaptation en milieu naturel nous a poussés à rester à l’affût des prédateurs, à trouver de l’eau, etc. L’interaction avec la nature a un effet salutaire automatique sur l’homme », nous explique Greg Bratman, un des scientifiques de l’étude. S’entraîner dans la nature aiderait aussi à booster le système immunitaire en mettant le corps en mode « repos et digestion », plutôt qu’en mode « se battre ou s’enfuir ». C’est ce que démontrent des centaines d’études qui concluent toutes que les sentiments de sécurité et de détente aident le corps à concentrer ses ressources sur le système immunitaire.