Manuel de survie à l’usage des salariés dirigés par des nazes.

Chaque matin, c’est le même supplice. Le réveil sonne, sonne et sonne encore. Mais pas moyen de s’arracher du lit. Pire, vous attrapez l’oreiller pour vous le plaquer sur la tête. La cause de cette apathie? Un chefaillon, un incompétent, un incapable, bref un ignare. Pas de panique, Men’s Health vous donne les clés* pour éviter l’homicide patronal.

OBLIGEZ-VOUS À LA DIPLOMATIE
Même si votre manager a le cerveau d’une huître, ne l’éclaboussez pas de votre mépris. Il est incompétent, vous le savez – lui aussi, peut-être –, inutile de lui voler dans les plumes. L’expérience serait sacrément défoulatoire, mais salement contre-productive.

CONTRAIGNEZ-VOUS À LA PÉDAGOGIE
Identifiez les racines de sa (profonde) nullité. Il n’a aucune expérience du terrain? Alors comportez-vous comme s’il était l’élève un peu lent, et vous le professeur très patient. Expliquez-lui le sens de son boulot, amenez-le à prendre (enfin) de bonnes décisions. Murmurez à l’oreille du zéro.

BALANCEZ !
Si la situation est désespérée, balancez l’affreux, incapable d’assumer son rôle de chef et prompt à vous laisser dans la panade. Profitez de l’entretien individuel pour lister vos griefs, mais « si ça presse », n’attendez pas et sollicitez un rendez-vous avec votre hiérarchie. Dans l’hypothèse d’une coalition des imbéciles à votre endroit, battez le rappel de la médecine du travail, des syndicats, des délégués du personnel, de l’inspection du travail et, en dernière instance, des prud’hommes.

*Ces conseils sont librement inspirés d’une interview de la psychologue du travail Anne Quélennec.