Bière et foot font bon ménage ! C’est pourquoi nous vous avons concocté une sélection La Coupe du monde en 32 bières, au sommaire du prochain numéro (en vente le 17 juin). Et, pour faire du teasing avant de tiser, nous avons posé quelques questions complémentaires à Romain Lebel, président de l’association Bières et papilles, à l’initiative des Soirées maltées

– Qu’est-ce qu’une très bonne bière pour vous ?

Pour moi, la bière doit conduire à une émotion particulière, à un moment de partage avec les gens auxquels on tient, à la découverte des autres. Le partage, c’est ce qui me semble le plus important. La bière est comparable à la musique. Un morceau peut sceller un moment, une amitié, marquer un souvenir. J’aime tout particulièrement la citation de Ronny Coutteure (un comédien belge, ndlr) qui a dit : « La bière, c’est de l’amitié liquide. » C’est exactement ça pour moi.

– Quelle est, pour vous, la meilleure combinaison de saveurs avec la bière ?

Au départ, je suis amateur de vin et je connais bien les mariages de saveurs dans ce domaine, comme un vieux porto avec un fromage bleu ou du comté avec un vin du Jura. Pour la bière, c’est finalement comparable : une lambic avec une escalope normande, par exemple. J’ai goûté une bière amère avec du comté l’autre jour, c’était un assemblage délicieux. Il ne faut pas négliger la palette aromatique de la bière, surtout avec la bière artisanale qui explore tant de nouvelles pistes.

– Mais la bière fait grossir, cela ne vous inquiète pas ?

C’est le taux d’alcool qui fait grossir, il suffit de savoir mesurer sa consommation, comme pour n’importe quel aliment.

L‘abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Propos recueillis par Margot Tillier