VÉRITÉ 2
Plus vous grossissez, plus vous grossirez

La graisse ne se présente pas simplement, un beau jour, à votre porte pour louer une chambre et y vivre tranquillement, toute seule. La graisse aime la compagnie. Plus vous lui ouvrez votre porte, plus il vous sera difficile de l’empêcher de s’inviter chez vous. Explications. Votre TMB – taux métabolique de base (au repos) – représente la majorité des calories que vous brûlez chaque jour. Il est déterminé par de nombreux facteurs : votre sexe, votre âge et votre taille, vos gènes (très probablement) et votre rapport graisse/muscle. Le problème, c’est que la graisse est paresseuse et ralentit l’élimination des calories. Car, pour que votre corps supporte le poids d’un kilo de graisse, il n’a besoin que d’environ deux calories par jour. Le muscle, en revanche, est « métaboliquement » très actif. Au repos, un kilo de muscles squelettiques, par exemple, consomme quotidiennement trois fois plus de calories, uniquement pour se soutenir. Et plus vous brûlez de calories, plus vous avez tendance à perdre votre graisse corporelle, c’est pourquoi cette dernière déteste le muscle, qui la fait fondre constamment.
La graisse réagit donc en essayant de réduire le muscle. Le principal coupable est une méchante espèce de graisse, appelée « graisse viscérale », qui se situe derrière les muscles abdominaux et entoure les organes internes (les viscères). Cette graisse viscérale accomplit ses méfaits en libérant des substances connues sous le nom d’« adipokines », lesquelles renferment des composés qui augmentent les risques d’hypertension, de diabète, d’artérite et d’hyperglycémie. La graisse viscérale joue aussi un rôle néfaste sur l’adiponectine, une hormone importante dans la régulation du métabolisme. Plus vous avez de graisse corporelle, moins votre corps produit d’adiponectine, et plus votre métabolisme ralentit. La graisse engendre la graisse, littéralement. En fait, une étude publiée dans le Journal of Applied Physiology montre que les molécules biologiquement actives libérées par la graisse viscérale peuvent réellement dégrader la qualité des muscles – dégradation qui, à son tour, produit plus de graisse. La solution ? Des muscles plus gros. Outre le fait d’accroître votre taux métabolique, la masse musculaire joue un rôle clé dans la prévention des pathologies les plus courantes (mais non les moins mortelles), comme les maladies cardio-vasculaires et le diabète. Une enquête scientifique parue dans Circulation établit un lien entre la perte de masse musculaire et l’insulinorésistance (le principal marqueur du diabète de type 2), un taux élevé de lipides dans le sang et un accroissement de la graisse corporelle, en particulier viscérale.

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Et toujours plus de conseils pour rester en forme :
– Doublez la mise
– Votre entraînement en 15 minutes
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