L’automne, saison du rafting ? Oui, mais avec prudence, grâce aux conseils de l’équipe d’Aquarafting de Thonon-Les-Bains.

Lorsque l’on pense rafting, on imagine instantanément eaux vives, sensations et grands frissons. Mais, bizarrement, on zappe  l’étape qui précède tout cela : celle de l’équipement. Et autant vous dire qu’après avoir enfilé combi néoprène ultramoulante, casque jaune poussin et gilet de sauvetage qui compresse le thorax, le mythe de l’aventurier qui part dévaler les rapides avec classe s’effondre. Évidemment, une fois installé dans le radeau pneumatique (« raft »), on oublie vite cet accoutrement et on s’efforce d’enregistrer les bases délivrées par notre guide, véritable barreur de l’embarcation : la position de sécurité consistant à se regrouper à l’intérieur avant un impact contre un rocher (très pratique pour ne pas tomber à l’eau) et le fameux « droite avant, gauche arrière ». Traduction : les personnes placées sur le boudin droit du raft pagaient vers l’avant, celles placées à gauche vers l’arrière. Une fois ces éléments intégrés, la descente peut commencer.

Une pratique accessible.

Et dès les premiers coups de pagaie, on s’aperçoit que l’exercice est beaucoup moins compliqué qu’on ne l’imaginait. Contrairement au kayak ou à l’aviron, par exemple, la technique de rame s’appréhende très rapidement. « C’est en effet un sport hyperaccessible et ouvert à tous, confirme Ludovic Salembier, un des responsables de la base. C’est un support idéal pour découvrir un milieu que l’on ne connaît pas. Jusqu’en classe III (rivière difficile, vagues irrégulières, présence de blocs de roche, NDLR), on peut emmener n’importe quel public, et ce, quelle que soit sa condition physique. »

Question physique, justement, le rafting sollicite exclusivement le haut du corps : bras, épaules et abdos, notamment par rapport au calage des pieds dans le bateau pour ne pas passer par-dessus bord. Et si vous désirez faire travailler davantage cette partie
du corps lors de la descente, n’hésitez pas à aller chercher loin devant lors de chaque coup de pagaie. « En fait, le rafting fait surtout travailler le guide, poursuit le responsable. Plus il est expérimenté, moins l’équipage travaille. » À en croire le spécialiste, la pratique serait d’ailleurs moins exigeante qu’une descente en kayak ou que la nage en eaux vives. « Ce n’est pas une discipline violente physiquement, ni traumatisante pour le corps. »

« Avoir envie »

Enfin ça, c’est pour le niveau découverte, autrement dit jusqu’à la classe III. Après, les choses peuvent se corser : « Il faut être plus présent physiquement et émotionnellement plus costaud, car nous demandons plus d’engagement à l’équipage. Les classes IV (vagues importantes, et puissants rouleaux, passages non visibles, NDLR) et surtout V (rivière extrêmement difficile, grosses vagues, tourbillons, enchaînements de rapides, NDLR) sont réservées à un public d’initiés. Quand on voit ce que cela peut donner, on n’a pas forcément envie d’y aller…» Alors, pour bien débuter dans la pratique, pas question de s’aventurer sur un rapide de ce genre. En fait, une seule chose suffit : l’envie. « Nous nous occupons du reste, poursuit Ludovic Salembier. Aucune préparation physique ou échauffement ne sont nécessaires. Il faut uniquement veiller à ne pas boire ou trop manger avant, histoire de rester alerte. »

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