Justin Bieber en couverture de l’édition américaine de Men’s Health, buzz médiatique ou vraie rédemption ?

C’était la personnalité que l’on s’attendait sans doute le moins à trouver en couverture du magazine masculin le plus lu au monde. Le jeune chanteur canadien Justin Bieber, 21 ans depuis le 1er mars 2015, dont l’actualité récente est plus faite d’incidents, de déclarations malvenues et de démêlés judiciaires, pose torse nu, tatouages bien en vue, à la une d’un mensuel prônant les bienfaits d’une vie saine et de la pratique du sport. Un paradoxe d’autant plus surprenant que selon un sondage réalisé par l’Institut Public Policy Polling, il est le chanteur le plus détesté des Américains, juste après Chris Brown.

Afin de justifier ce choix, le rédacteur en chef de l’édition américaine, Bill Philips, sentant venir la polémique, s’est pour la première fois fendu d’un éditorial sur le site Internet du magazine. Intitulé « Pourquoi Justin Bieber est-il en couverture de Men’s Health », l’article explique qu’après avoir longtemps hésité, le rédacteur en chef s’est laissé convaincre par le désir de rédemption du jeune Canadien, son envie de se « réinventer ». Une sorte de seconde chance, qui passe par la pratique assidue du sport, une alimentation réfléchie et une volonté de laisser derrière lui les polémiques du passé. Vous pouvez découvrir les résultats de cette transformation physique spectaculaire en regardant les 10 photos de son nouveau corps, ou en découvrant la vidéo du making-of du shooting.

Mais un lecteur attentionné aura tôt fait de s’apercevoir, en feuilletant l’intégralité du magazine américain, que la présence d’une page de publicité pour les sous-vêtements Calvin Klein, qui habillent Justin Bieber, pourrait également expliquer ce choix pour le moins surprenant. Car, comme le dévoile Bill Philips, ce n’est pas le magazine qui est allé chercher le chanteur, mais le responsable de la communication du chanteur qui a sollicité le magazine. D’ici que quelques milliers de dollars aient achevé de convaincre l’édition américaine de prendre le risque de désorienter ses lecteurs et créer le buzz, il n’y a qu’un pas… Que certains n’ont pas hésité à franchir.