LA SUITE DE NOS CINQ PRATIQUES LARGEMENT SURVENDUES, REVISITÉES POUR UNE VIE SEXUELLE TORRIDE.

 LE TWISTER SEXUEL

Que vous donniez ou que vous receviez, le sexe oral est immanquablement prodigieux. Quoi de meilleur alors qu’une pratique réciproque ? Le fameux 69 peut être particulièrement excitant (la première fois, du moins), mais il se révèle le plus souvent compliqué, inconfortable et gênant. « Le résultat attendu est l’orgasme mutuel, indique Eric Marlowe Garrison, conseiller thérapeute et spécialiste de la sexualité. Mais la plupart du temps, vous êtes tellement concentré sur ce que vous avez en face de vous que vous n’êtes même pas excité vous-même, ou vice-versa. »

Et le fait de bouger constamment tous les deux réduit vos chances d’obtenir la pression nécessaire. « Le va-et-vient de la tête de votre partenaire met en mouvement l’ensemble de son corps, explique Paget, ce qui vous complique la tache quand il s’agit de jouer avec son point sensible. » Si vous pratiquez en vous concentrant sur plusieurs choses à la fois, l’expérience risque d’être décevante pour au moins l’un de vous deux.

L’ALTERNATIVE

Allongez-vous sur le coté en vous positionnant face au sexe de votre partenaire et posez votre tête sur l’intérieur de sa cuisse. Demandez à votre partenaire d’en faire de même. Paget explique que la stimulation réciproque de cette position autorise des mouvements plus subtils et mieux ciblés. Une autre idée : laissez tomber l’idée du 69 pour une pratique alternée. Pour plus de diversités, variez alors les angles. Essayez aussi debout contre un mur.

Si c’est elle qui reçoit, demandez-lui d’enrouler ses jambes au-dessus de vos épaules afin de faciliter l’accès de votre langue, et quand celle-ci fatigue, Paget recommande d’utiliser vos doigts ou vos lèvres, voire votre nez.

LE MARATHON SEXUEL

Une rumeur court selon laquelle Sting, le musicien, aurait des rapports sexuels tantriques avec sa femme pendant des heures. Cette rumeur serait fausse d’après sa fille ; tout aurait commencé suite à la blague d’un ami. En réalité, la plupart des femmes ne veulent pas de rapports qui durent plus de quelques minutes. Selon une enquête publiée dans le Journal of Sexual Medicine par des sexologues, la durée « souhaitable » serait de 7 à 13 minutes, et notre propre étude indique que la majorité des femmes ne veut pas de rapports de plus de 20 minutes.

Un choc pour vous peut-être, en particulier si vous êtes de ceux qui, depuis des années, s’efforcent de tenir toujours plus longtemps. En fait, la plupart du temps, le rapport en lui-même ne suffit pas, loin s’en faut, à l’exciter et à la faire grimper aux rideaux.

L’ALTERNATIVE

L’extase par paliers. Variez les techniques pour la rendre folle. « La majorité des femmes préfère une stimulation intense sur une période plus courte à une sensation continue qui n’en finit pas », indique Paget. Les hommes et les femmes atteignent l’orgasme par des voies différentes. Tandis que l’excitation masculine croît de façon continue jusqu’à son paroxysme, « celle de la femme est comparable à un escalier, où les marches mènent aux différents paliers de l’extase ».

Il faut donc varier les plaisirs. « Passez du sexe pur à un mode plus ludique, recommande Garrison. Beaucoup de gens pensent que le sexe oral doit précéder la pénétration. Adonnez-vous plutôt à des jeux sexuels : s’embrasser, se caresser, se lécher, etc. Et faites-le avant, pendant, après ou bien même à la place de la pénétration. » Si l’on considère que l’acte charnel ne se limite pas à la pénétration, le plaisir sexuel des corps nus et enlacés peut durer des heures.

 LE BOUQUET FINALE

Une pratique fermement ancrée dans bien des têtes, tant elle est présente dans l’iconographie pornographique : l’éjaculation sur le corps de la partenaire. « Souvent interprétée comme une marque de pouvoir, elle place l’homme en position de domination et peut etre considérée comme irrespectueuse », affirme Fulbright.
Cela dit, toutes les femmes ne trouvent pas cela désobligeant ni humiliant.

« Des couples utilisent cette méthode comme une contraception, et certaines femmes aiment voir leur mari éjaculer, témoignage physique du plaisir qu’ils ont pris », ajoute Fulbright. Ça peut aussi être la conclusion d’une fellation. Quoi qu’il en soit, il est indispensable d’en discuter avant avec votre copine ou votre femme. « L’homme peut simplement demander à sa partenaire où il doit éjaculer », conclut Garrison.

L’ALTERNATIVE

Terminez le premier. Si elle n’est pas disposée à vous laisser éjaculer sur son corps (la question n’étant pas négociable chez la plupart des femmes), réécrivez le scénario de vos ébats amoureux ; vous obtiendrez un maximum de plaisir sans risque de l’offenser. L’éjaculation externe est toujours possible (dans une serviette de toilette, par exemple), à condition que votre orgasme ne signale pas la fin de toute activité sexuelle.

« Le problème, c’est que nous considérons l’orgasme (chez l’homme, du moins) comme la fin du rapport sexuel. Une femme acceptera plus facilement une éjaculation externe si elle sait que le rapport peut continuer. Si elle sent que vous ne la laissez pas tomber, que vous seriez même éventuellement prêt à remettre le couvert, alors l’éjaculation externe n’est plus le point final et devient envisageable dans vos ébats. » Garrison conseille de remplacer le point final par un point-virgule. Quant au point d’exclamation ? La réponse viendra quand vous serez tous les deux totalement satisfaits.