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Impossible d’échapper à l’un des spectacles sportifs les plus suivis de France. Mais intégrez ces quelques anecdotes aux commentaires sur la beauté des paysages traversés, et vous deviendrez plus passionnant que la montée de L’Alpe d’Huez

En voiture Simone 

Avec un public estimé à plus d’un milliard de personnes, le Tour de France est sans aucun doute la plus grande fête du cyclisme du monde. Mais saviez-vous qu’il a été fondé en 1903 pour promouvoir… L’Auto, un magazine sportif avec un intérêt particulier pour la course automobile.

Réparations comprises

Le premier organisateur de la course, Henri Desgrange, était un puriste. Parmi les règles mises en place, il avait insisté pour que les cyclistes réparent eux-mêmes leurs vélos et finissent la course avec le même vélo qu’au départ. C’est pourquoi, sur les photos d’époque, on peut voir les cyclistes avec des pneus de rechange autour du cou et des roues attachées au dos.

Roues en bois

Déterminé, Desgrange, amoureux de la tradition, était contre l’idée des vitesses ou même de roues métalliques. Les cyclistes étaient donc équipés de roues en bois et redoutaient tous qu’elles se déforment pendant la compétition. Desgrange finit par autoriser les vitesses en… 1937.

Gros sous

Un annonceur dépense entre 200 000 et 500 000 euros pour être présent dans la caravane du Tour. Environ 160 véhicules d’une trentaine de sociétés forment chaque année celle-ci, dont les hôtesses (et hôtes) distribuent plus de 16 millions d’objets publicitaires en tout genre… Dont (oui, oui) les petits saucissons Cochonou.

82 mètres

Le plus faible écart de l’histoire du Tour entre un vainqueur et son dauphin a vu perdre… un Français. En 1989, la victoire se joue lors de la dernière étape, un contre-la-montre de 24,5 km entre Versailles et Paris. Laurent Fignon possède alors 50 secondes d’avance sur l’Américain Greg LeMond, mais il ne parvient pas à sauver son maillot jaune et s’incline pour 8 petites secondes, soit l’équivalent de 82 mètres après 3 257 km de course.

Trahi par son cardio

En 1995, échappé avec Fernando Escartin vers Cauterets, Richard Virenque constate dans le col du Tourmalet que l’Espagnol, trahi par le cardiofréquencemètre de son vélo, est au sommet de son rythme cardiaque. À 180 pulsations/minute, Escartin est proche de la rupture. Virenque en profite pour placer une accélération décisive et gagne l’étape.

Maudit de la fourche

En 1913, le coureur français Eugène Christophe brise sa fourche dans les Pyrénées après avoir été renversé par une voiture dans la descente ducolduTourmalet.Aprèsavoir parcouru 14 km à pied, il effectue une réparation de fortune chez un forgeron de Sainte-Marie-de-Campan et termine l’étape. Six ans plus tard, Christophe, alors maillot jaune, casse à nouveau sa fourche la veille de l’arrivée et perd plus d’une heure à la réparer seul, sans assistance. Il perd le Tour sur cet incident. Coureur maudit, il brise à nouveau une fourche en 1922, dans la descente du col du Galibier, alors enneigée. Il rejoindra Saint-Jean-de-Maurienne, arrivée de l’étape, sur le vélo d’un prêtre !

3 chiffres qui font rêver

  • 50,355 : Moyenne la plus élevée, en km/h, dans une étape en ligne, remportée par Mario Cipollini en 1999 sur 194,5 km entre Laval et Blois.
  • 41,654 : Moyenne la plus élevée, en km/h, sur l’ensemble d’un Tour, remporté en 2005 par Lance Armstrong – déclassé par la suite.
  • 34 : Le plus grand nombre de victoires d’étapes, par Eddy Merckx.