Il n’y a jamais qu’une et une seule raison à un écart de conduite. Alors, pour mieux comprendre ce qui pousse une femme à aller voir ailleurs, nous les avons interrogées. Voici quatre témoignages dont la lecture pourrait être riche d’enseignements pour vous…

LORSQUE SAM A DÉCOUVERT QUE SA FEMME LE TROMPAIT, LA COLÈRE L’A EMPORTÉ.
« Il n’arrêtait pas de me dire que j’avais brisé sa vie, cassé son cœur et qu’il ne l’avait pas vu venir », confie son ex-femme. Cette colère, elle l’a comprise. Elle ne l’a pas surprise, car cela faisait des années qu’elle lui faisait part de sa souffrance et qu’il l’ignorait. Souvent, lorsqu’ils sont trompés, les hommes réclament leur dû. Erreur ! Car généralement, l’infidélité ne survient pas pour une seule et unique raison et les femmes qui trompent se sont senties trahies au préalable, pas forcément trompées non plus, mais négligées, et cela leur sert à justifier leur comportement. Et la proportion d’infidèles ne cesse d’augmenter. Une étude Ifop a révélé, il y a peu, que plus d’un Français sur deux (55 %) et d’une Française sur trois (32 %) l’avaient déjà été. La bonne nouvelle ? C’est qu’il n’y a pas de fatalité ! En y mettant du vôtre, vous pouvez éviter d’être cocufié. Quatre jeunes femmes nous ont raconté leur histoire. Apprenez des erreurs de leur partenaire pour garder la vôtre !

Joanna, 28 ans
« Je me sentais seule et stupide »
Au début, mon copain était super attentionné, à l’écoute… Avec le temps, c’est à peine s’il me demandait comment s’était passée ma journée quand nous nous retrouvions le soir. Le sexe ne l’intéressait plus. Une nuit, alors qu’il travaillait à la maison, j’ai enfilé mes dessous les plus sexy, j’avais besoin qu’il ait envie de moi. Il n’a pas eu envie. Il avait des courriels
à envoyer ! Quelques mois plus tard, ma mère a été hospitalisée. J’étais couchée sur le canapé, je pleurais. Et au lieu de venir me réconforter, il m’a dit : « Dieu décide de tout. » Je ne dis pas qu’il avait tort mais ses paroles n’étaient pas très réconfortantes. Du coup, je suis partie rendre visite à ma mère. Mon ex a appris que j’étais de retour en ville et m’a appelée. On s’est vu. Il a été patient et a pris soin de moi, comme ne le faisait plus mon mec. On a parlé des heures durant, et nous avons fini dans les bras l’un de l’autre, puis très vite dans ma chambre de jeune fille. La nuit ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’avais l’impression de revoir une vieille série pour la énième fois à la télé. Mais, sur le moment, c’était agréable et réveillait, en moi, le souvenir de ce que pouvait être un amant attentionné et attentif. Je n’ai rien regretté, et ne regrette toujours rien aujourd’hui.
Je crois que, pour moi, comme pour une grande partie des femmes, sexe et connexion émotionnelle sont intimement liés. Ce que je parvenais plus à trouver avec mon mec, je l’ai trouvé avec mon ex.
Je suis rentrée chez moi, après, et suis tombée dans la spirale du mensonge. De déjeuners innocents en messages légèrement osés envoyés à d’autres. Je n’ai jamais retrompé mon mec par la suite, mais j’en ai toujours eu envie.
Au bout de quelques mois, je me suis donc rendue à l’évidence : il était temps de mettre fin à cette relation. J’ai déménagé.
MÉFIEZ-VOUS…
De l’ennui. Du reflux de la passion. Et de la routine naissante. L’insatisfaction naît souvent d’un manque de nouveauté.
RATTRAPEZ LE COUP
Tentez le plus souvent possible d’être à l’initiative de nouvelles expériences. Concerts, sorties, cours de cuisine… Essayez tout ce qui vous intéresse, à deux, de manière à déclencher intérêt et excitation et à solidifier vos liens.

Eve, 34 ans
« Tom était très casanier. J’étais coincée »
Tom et moi nous sommes rencontrés en ville. Quand nous nous sommes mariés, il a décidé d’acheter à la campagne. De prime abord, cela semblait excitant. On s’est donc installés ensemble, et nous en avons profité pour tester toutes les pièces ! Mais très vite, le soufflet est retombé. Tom était très casanier. Il me faisait culpabiliser quand je voulais sortir – m’accusant notamment d’être trop dépensière. J’étais coincée. Trois ans se sont écoulés.
Ma vie sociale se résumait, alors, à des échanges de mails sur des réseaux en ligne. C’est comme ça que j’ai rencontré Alex. Plus le temps passait, plus nous flirtions. Un jour, il m’a demandé, de but en blanc, si j’étais heureuse en ménage puis m’a invitée à passer chez lui. J’ai refusé mais j’ai continué à flirter avec lui. Un soir, j’ai annoncé à mon mari que je partais rendre visite à mon frère et c’est Alex que je suis allée voir. Quand il a ouvert la porte, il m’a dit qu’il était content de me voir. Je suis entrée, j’ai pris place dans le salon. Nous avons discuté. C’était maladroit. Puis il s’est penché et m’a embrassée. Électrisant. J’ai déchiré ses vêtements, lui les miens et nous avons fait l’amour sur le canapé.
Je suis ensuite rentrée chez moi, malade. Dès le lendemain, j’écrivais à Alex, lui disant que je voulais
le voir, être avec lui, quitter mon mari et m’installer avec lui. Alex ne m’a pas répondu… Quelques mois plus tard, mon mari a appris ce qui s’était passé. J’étais soulagée. Nous avons divorcé. Je suis repartie m’installer en ville. Nous nous parlons de temps à autre, mais il refuse d’endosser toute responsabilité dans l’histoire. J’essaie encore de le convaincre.
MÉFIEZ-VOUS…
Des petits conflits. Se disputer pour des broutilles cache parfois des problèmes d’entente plus profonds. Les engueulades accroissent, en outre, les niveaux de stress de chaque partenaire. Et cela peut avoir des répercussions négatives sur la satisfaction sexuelle des membres du couple.
RATTRAPEZ LE COUP
Quand elle a raison, admettez-le. Elle n’en sera, ensuite, que plus disposée aux compromis. N’hésitez pas non plus à proposer des solutions aux différents problèmes que vous soulevez. Elle est dépensière ? Travaillez ensemble à définir les postes du budget de votre ménage.

Jenny, 27 ans
« Il était toujours en train de travailler »
Nous avions besoin de parler. Sacha m’a répondu : « J’ai un moment de libre, dimanche soir, vers 21 heures. » C’était bien le problème. Sacha était un bourreau de travail. Je me retrouvais souvent seule au lit le soir. Quand nous passions du temps ensemble, nous parlions boulot comme deux collègues blasés – nous travaillions dans le même secteur. Après quoi, je n’avais pas forcément envie de faire l’amour. Une nuit, alors que Sacha était encore au boulot, j’ai rejoint des amis dans un bar et entamé la conversation avec Javier. Nous n’avons parlé ni de son boulot ni du mien. Il était beau gosse. Mes amis ont décidé de rentrer. Je suis restée. Javier et moi avons beaucoup bu et flirté. C’était agréable d’être désirée. J’ai fini la nuit chez lui. Le lendemain matin, il a voulu me tenir la main dans la rue. J’ai paniqué et j’ai refusé. J’avais peur d’être vue par des gens qui me connaissaient. Je n’avais qu’une envie : lui échapper. C’est là que j’ai compris que je voulais également échapper à mon copain. Quelques semaines plus tard, j’ai essayé de rompre avec Sacha mais il avait du travail… Et quand, finalement, ce qui devait arriver arriva, je ne sais pas si c’est la surprise ou le soulagement qui l’a emporté chez lui. Une chose est sûre, c’est qu’il peut désormais faire ce qu’il aime à temps plein. Moi, je cherche mieux…
MÉFIEZ-VOUS…
De votre incapacité à déconnecter. Si vous êtes toujours à disposition de votre employeur, pendu au téléphone à appeler vos clients, vos échanges avec votre partenaire se feront de plus en plus en rares. Résultat : elle se sentira délaissée, négligée.
RATTRAPEZ LE COUP
Ménagez-vous des temps de « déconnexion » totale. Au lit, à table lors du dîner, par exemple, débranchez. Vous serez ainsi plus attentif à ses propos. Cela lui permettra d’exprimer ses besoins et contribuera au bien-être de chacun dans la relation.

Sarah, 31 ANS
« J’ai une histoire semblable à un amour d’été d’ado »
D’un côté, il y a Jean. J’adore Jean. Il est drôle, attentionné et s’habille avec beaucoup de goût. En revanche, son appart est un taudis. Il travaille dans un magasin d’occasion. Il fume de l’herbe régulièrement et refuse de grandir. Il s’est marié tôt, a traversé un divorce et dit, maintenant, profiter d’une seconde jeunesse.
On accroche bien. Et l’entente est parfaite au lit. De l’autre, il y a Ben. Nous nous sommes rencontrés, en soirée, chez un ami commun. Nous avons commencé par échanger quelques SMS, puis à nous voir quand Jean était au travail. Ben est parfois ennuyeux, il a suivi des études de droit et agit en adulte. Un soir, après avoir bu quelques verres, il m’a caressé le visage et dit : « J’ai passé un très bon moment en ta compagnie. Tu es brillante. » J’ai failli craquer. Quand il m’a invitée à passer chez lui, quelques jours plus tard, j’ai accepté. Je me suis ruée à l’intérieur de son appartement. Ben aime l’amour à la hussarde. Ça, je ne l’avais pas vu venir. Il m’a mordu à plusieurs reprises, et quand j’ai fini par dire « aïe »,
il a ri mais a continué. Cela dure depuis un mois. Avec Jean, qui pense être dans une relation d’exclusivité avec moi, j’ai une histoire semblable à un amour d’été d’ado. Avec Ben, qui ne sait même pas que Jean existe, j’entretiens une liaison plus adulte. L’idéal serait de pouvoir faire un homme des deux et de vivre une histoire d’amour sérieuse et drôle, et de construire sans se prendre la tête… Je suis consciente que tout cela risque de très mal se finir mais je ne sais pas encore comment.
MÉFIEZ-VOUS…
De l’excès de simplicité. Les hommes ambitieux et confiants ont plus de succès auprès de la gent féminine que ceux dont les vies sont vides ou qui évitent défis et prises de risque.
RATTRAPEZ LE COUP
Acceptez certains petits défis ou changements dans vos habitudes de vie. Puis établissez, avec elle, une liste d’objectifs à atteindre avec son aide. Vous serez fier de partager, ensuite, votre réussite ensemble !