Crédits : Shutterstock

Une alimentation salée est nuisible à votre santé. Voilà qui peut sembler évident, mais qui doit absolument être rappelé. Surtout lorsque l’on sait que l’excès de sel est responsable de l’achat de 24 millions de boîtes de médicaments par an, pour lutter contre l’hypertension. Ce n’est donc pas un problème à prendre à la légère. Heureusement, en faisant les bons choix, vous pouvez agir sur votre consommation de sel.

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas votre consommation de sel à table qui est totalement responsable d’une potentielle surconsommation. Comme pour le sucre blanc, la faute revient à l’industrie agro-alimentaire, qui sur-sale ses produits. De récentes études ont montré qu’en se basant sur les apports journaliers recommandés par l’OMS concernant le sel, le consommateur n’agissait que sur l’ensemble de la surconsommation en sel qu’à hauteur de 15%. Le reste provenant de « sel caché ».

Mais alors, quel avantage ont les industriels à saler leurs préparations ? C’est bien simple. Le sel permet de retenir l’eau au sein du produit. Et donc d’en augmenter artificiellement le poids. Faites l’expérience de peser votre paquet de quatre tranches de blanc de dinde avant de les laisser sécher. Vous pourrez, en les pesant par la suite, vous rendre compte de la teneur en eau (et donc en sel) affolante de ces produits. Aucune préparation industrielle n’y échappe, mais c’est le cas des protéines animales qui est le plus souvent pointé du doigt.

Autre avantage d’une forte salaison : nos palais adorent cela ! Les grandes marques alimentaires l’ont bien compris. Chaque année, ils commandent à des entreprises privées sur des volontaires payés à l’heure une misère. Le but, recueillir leurs témoignages après dégustation des nouvelles préparations, afin d’ajuster la quantité de sel dans les produits. Édifiant…

Une situation problématique étant donnée la nocivité avérée d’une surconsommation de sel. Celle-ci entraine un hypertension chronique, qui augmente considérablement le risque cardio-vasculaire. C’est donc bel et bien un problème de santé publique, qui n’a cessé de prendre de l’importance à mesure que notre consommation en sel augmentait. Pour lutter contre les excès, l’OMS a édicté une dose maximale de sel conseillée par jour : 5g. Preuve que le sel est un vrai objet de controverse, la recommandation était auparavant de 6g par jour mais l’OMS a dû céder face aux avis alarmants de nombreux scientifiques.

5g de sel, c’est bien peu. Cela représente à peine une petite cuillère à café Il convient donc de limiter au mieux sa consommation de sel de table, pour commencer. Sachez que les aliments contiennent quasiment tous du sel de façon naturel. Inutile donc d’en rajouter. Et surtout, ne salez pas avant d’avoir goûté, pour vous comme pour vos enfants. Puis, bannissez de votre alimentation tous les plats préparés. Nous l’avons vu, c’est le meilleur moyen de réduire réellement sa consommation journalière de sel. Cela implique de cuisiner plus. Certes, cela peut apparaître fastidieux, mais c’est en réalité la clé d’une bonne santé. C’est aussi ça, se concentrer sur la qualité de ses apports nutritionnels !