Si vous êtes du genre « brice de nice » et visionnez point break depuis toujours en espérant dompter les vagues, cet article est fait pour vous. jetez-vous à l’eau, en respectant ces quelques conseils recueillis auprès de l’élite de la discipline et d’avertis, à l’occasion du dernier oakley bro bali, en indonésie.

Plage de Keramas, Bali, le 18 juin dernier, à 7 heures du matin. L’élite du surf mondial, la légende Kelly Slater en tête, a revêtu chemisette et sarong balinais. Assis sur des nattes de jonc, John John Florence, Sebastian Zietz et consorts participent à la cérémonie d’ouverture du Oakley Pro Bali, cinquième étape du championnat du monde de la discipline. Devant eux, des petits paniers en rotin tressé, garnis de fleurs et bâtonnets d’encens. Plage de sable noir.
Et des vagues d’un mètre cinquante, deux mètres, qui commencent àseformer… Couleurs, odeurs, et bonne humeur. Quelques minutes suffisent à (r) éveiller le surfeur qui sommeille en vous, et à vous donner envie de filer, dès votre retour en France, sur la côte landaise pour se familiariser avec les bonnes techniques de surf et revenir se frotter au reef (récif de corail) indonésien. Pas vous ?

L’ERREUR DU DÉBUTANT
«L’erreur typique du débutant, tout fraîchement débarqué sur les plages, est de louer une planche et se jeter à l’eau, sans regarder le spot, observer le milieu, se renseigner sur les courants, les éventuelles baïnes (piscines naturelles formées entre la côte et un banc de sable, ndlr)… Bref, de ne prendre le temps d’observer le milieu et donc de ne pas se placer au bon endroit », regrette Yann Martin, directeur sportif du Capbreton Surf Club.
Donc, observez ! Les vagues, depuis la plage, afin de repérer le pic (point de déferlement), l’ouverture de la vague (déroule- t-elle à droite ou à gauche ?). Puis regardez-les encore, une fois dans l’eau, pour bien vous positionner.

VOS PREMIERS PAS
Optez pour des cours en école de surf, à savoir des clubs labellisés (avec formateurs brevetés) qui font club de surf à l’année et école pendant les vacances scolaires. Et pour cela, consultez la rubrique « Trouver une école » sur le site de la Fédération française de surf : www.surfingfrance.com.
Apprenez à vous lever à sec, sur le rivage. Et testez-vous là où vous avez pied (eau au niveau de la taille). Pour vous redresser, vous devez veiller à être bien positionné sur votre planche, allongé, les jambes un peu serrées. Ni l’avant ni l’arrière de la planche ne doivent être trop relevés ou piquer sous l’eau. Ramez, un bras après l’autre, et intensifiez le mouvement quand la vague arrive.
Cela vous permet de prendre suffisamment de vitesse pour avoir de la portance. Puis redressez-vous. Et réessayez jusqu’à prendre le coup. Attention, le matériel dont vous disposez peut vous faciliter ou compliquer la tâche. Évitez de débuter sur une planche fine. Privilégiez «une grande et longue planche, stable, confortable,avec du volume pour flotter et vous faire porter par la vague», recommande Yann.

CONSEILS DE PRO
«Mon conseil pour un débutant ? Crois en toi. Tu peux le faire. Essaie. Rien n’est facile, en soi, dans la vie. Pas même le surf ! Tout dépend des vagues et des conditions extérieures», confie Adriano de Souza, surfeur brésilien, vainqueur notamment de Bells Beach, Australie, cette année. Son secret concentration et relaxation, même s’il avoue de ne pas en «être fan» : le yoga. «Mon premier conseil est de sourire. Souriez quand vous apprenez à surfer! Plus vous êtes détendu, plus vous éclatez, meilleur ce sera. Après, il faut prendre le temps, s’entraîner avec des amis. Vous rigolerez d’autant plus, car ce n’est pas évident au début», renchérit Tom Whitaker, surfeur australien, sur le circuit depuis 2003.

QUE FAIRE SI VOUS PRENEZ LE BOUILLON ?
Surfer, c’est dompter les vagues mais aussi passer beaucoup de temps sous l’eau. D’autant plus lorsque vous avez une certaine maîtrise de la planche et allez surfer au large, ou sur de grosses vagues. En avril dernier, Tom Whitaker et d’autres surfeurs du team Oakley ont eu droit à un petit cours de «respiration de survie», signé Kirk Krack, un plongeur en apnée de renommée mondiale. Objectif de cette formation ? Comprendre comment l’organisme réagit face au manque d’oxygène et ainsi optimiser sa réaction face à une immersion forcée et prolongée. La priorité ? Ne pas paniquer, car le stress génère une consommation supplémentaire d’oxygène.

OÙ DÉBUTER EN FRANCE ?
Trois spots recommandés par Yann Martin, directeur sportif du Capbreton Surf Club.
1. SEIGNOSSE (40)
«Parce que la vague est longue, et déroule le long des bancs de sable en pic droite-gauche. Accessible à tous. Attention, toutefois, au courant qui peut être fort lors des changements de marée. »
Les vagues de Seignosse naissent dans l’Atlantique nord. Leur puissance est accentuée par la présence du « Gouf de Capbreton » (canyon sous- marin de 3 000 m au large des côtes), qui permet à la houle formée au large de ne pas être ralentie par le plateau continental. www.seignosse.com
2. LA CÔTE DES BASQUES, BIARRITZ (64)
«Parce qu’il s’agit de petites mousses qui déroulent longtemps… » Un cadre exceptionnel cerné de falaises, avec vue sur la côte espagnole et les montagnes. Site internet : tourisme.biarritz.fr
3. LE HELLEUX, SAINTE-ANNE, GUADELOUPE
«Pour changer un peu. L’eau est chaude et le spot accessible tous les jours de l’année. Peu de houle, et marée moins marquée qu’en métropole». Ni corail ni oursins, mais des galets et des petites vagues pour surfer en famille et en toute sécurité. www.lesilesdeguadeloupe.com

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