Bien sûr, c’est un excitant, mais il ne se résume pas à cela. il contient plus d’une douzaine de composés actifs dont les effets ne cessent de surprendre les scientifiques. en bien ou en mal? À vous de voir.

CÔTÉ PILE
IL STIMULE.
La caféine bloque les récepteurs à l’adénosine, une molécule qui régule l’excitabilité
du cerveau et déclenche notamment la sensation de fatigue. Résultats : vous êtes plus concentré et vous réagissez plus vite.
IL EST BOURRÉ D’ANTIOXYDANTS…
au point d’en contenir plus que le thé ! Une étude de 2002, parue dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, a montré qu’une seule tasse de café filtre augmentait déjà significativement les capacités antioxydantes de l’organisme.
C’EST UN ANTICANCER.
Il y a quelques années, des accusations de cancers de la vessie lui collaient aux grains. Aujourd’hui on découvre que c’est l’inverse !
En plus de l’innocenter, plusieurs études ont trouvé un lien entre une consommation importante de café (à partir de 4 tasses) et la diminution du risque de cancer de la prostate, du colon ou encore du foie. Les scientifiques ont du mal à expliquer ces résultats, mais les antioxydants joueraient sans doute un rôle.
C’EST UN ANTIDIABÈTE.
Là encore, les études se multiplient. Des chercheurs américains en 2005, puis chinois en 2012, ont trouvé que les gros consommateurs de café auraient de 28 à 50 % de risques en moins de développer un diabète de type 2. Et ça marche aussi avec le décaféiné…
IL PROTÈGE LE CERVEAU ?
La recherche s’intéresse aux effets du café contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson, et les résultats semblent plutôt encourageants.

CÔTÉ FACE
IL STRESSE.
La sensibilité de chacun à la caféine est très variable. Mais en général, elle augmente sérieusement la nervosité et l’irritabilité au-delà de 5 à 8 tasses de café (plus de 450 mg de caféine).
IL DONNE DES PALPITATIONS…
au-delà de la dose raisonnable. Ses effets sur le système cardio- vasculaire sont confus, car si certaines molécules, comme la caféine, augmentent les risques, d’autres jouent un rôle protecteur.
IL PRIVE DE SOMMEIL.
Nombreux sont les buveurs de café après 16 heures, alors que ses effets délétères sont connus et reconnus. Dormir moins, c’est augmenter
son niveau de stress et les risques qui vont avec.
IL PEUT RENDRE DÉPENDANT.
Certains spécialistes ont observé des symptômes de sevrage chez de très gros buveurs de café,
un ou deux jours après l’arrêt. Il s’agissait surtout de maux de tête, nausées et somnolence, mais rien n’a été réellement prouvé. En revanche, la plupart reconnaissent que le café a un puissant effet placebo. Il pourrait causer, en cas de manque, un effet « nocebo », c’est-à-dire une dépendance d’origine psychologique.
IL DONNE MAL AU VENTRE.
Si vous êtes sensible aux brûlures d’estomac, le café risque d’augmenter vos reflux gastro-œsophagiens.
IL AGGRAVE LES MAUX DE TÊTE.
Paradoxalement, le café peut apaiser les maux de tête à petite dose, car la caféine resserre les vaisseaux sanguins dilatés. Mais en grande quantité, elle renforce au contraire les céphalées.

BILAN
Les dernières recherches feraient plutôt pencher la balance côté positif, pourvu qu’on sache respecter ses limites et s’éviter les pics de stress et de nervosité. Dans l’une des dernières études, publiée en 2012 dans le New England Journal of Medicine, les chercheurs ont suivi plus de 400000 personnes pendant quatorze ans. Ils ont trouvé que les grands buveurs de café, même décaféiné, avaient une mortalité plus faible de 10 à 15 % par rapport à ceux qui n’en buvaient jamais.

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